Mé 67, SONJÉ

Fresque murale située à la Darse de Pointe-à-Pitre en hommage aux victimes de mai 1967

[1] 67 : évènements qui marqueront à tout jamais l’histoire de la Guadeloupe. Traduction de tensions sociales, mais également raciales, les évènements de Mé 67 qualifiés de « massacre » par le rapport Stora de 2016 détiennent le rôle catalyseur dans la naissance d’un nouveau type de nationalisme guadeloupéen : l’indépendantisme-nationaliste.

Mais alors, pourquoi porter une attention particulière à cet évènement tragique ? Dans un souci de devoir de mémoire et de vulgarisation historique, cet article[2] a pour but de faire revivre une page sombre de l’histoire guadeloupéenne. Également, il s’agit de poursuivre ce travail de mémoire auprès d’une jeunesse qui semble ne pas connaître ce pan de l’histoire qui a façonné le paysage social, politique, et surtout identitaire de la Guadeloupe. Toutefois, il ne s’agit nullement ici de prendre position pour ou contre le mouvement indépendantiste-nationaliste guadeloupéen mais tout simplement de relater des faits nourrit par une analyse réflexive de type scientifique en se basant à la fois sur des rapports et une littérature en rapport avec le nationalisme, l’identité et autres.

Avec ces évènements, c’est un éveil des consciences sur la question identitaire qui prendra le pas dans les revendications politiques, économiques et sociales déjà martelées par de nombreux opposants à la départementalisation et à la politique assimilationniste de la France.

Avec les évènements de Mé 67, l’expression « Français à part » prendra tout son sens.

Avec les évènements de Mé 67, c’est la violence politique et étatique qui se manifeste.

Avec les évènements de Mé 67, c’est la traduction d’une Guadeloupe postcoloniale en ébullition.

C’est ainsi que je vous propose de revenir ensemble sur cet évènement sanglant qui marquera à jamais la Guadeloupe. Il sera précédé de l’Affaire Srnsky où sa relation étroite avec les évènements de Mé 67 démontrent le malaise identitaire déjà bien visible dans une Guadeloupe postcoloniale. Les relents de la colonisation et la structure sociale (marquée par une hiérarchie raciale) de la Guadeloupe ne font que renforcer les revendications politiques, économiques, sociales et identitaires soulevés par de nombreux opposants à la politique assimilationniste de la France dont les mouvements indépendantistes-nationalistes.

L’affaire Srnsky : prologue de Mé 67

Quelques mois auparavant, le 20 mars 1967 plus exactement, nait une altercation entre un commerçant d’origine européenne de race blanche, Srnsky, et un homme d’origine guadeloupéenne de race noire, Raphaël Balzinc. La prise en compte des origines ethniques de ces deux protagonistes est importante, car on le verra un peu plus tard; cette différence ethnique aura un poids dans le déroulé des évènements.

Vers 9h, Mr Srnsky refuse à Mr Balzinc de lui céder le passage sur le trottoir sur lequel est situé son magasin de chaussures. Pire, Mr Srnsky décidera de lâcher son chien en direction de Mr Balzinc en prononçant la phrase suivante : « Dis bonjour au nègre ». La réaction de la population ne tardera pas : scandalisée, la jeunesse guadeloupéenne décide de se regrouper et de renverser la Mercedes de Mr Srnsky, dans la mer. Interpelées, les forces de l’ordre décident d’intervenir et se retrouvent vite débordées face à la colère de la population. Il est 12h45.

La tension ne retombe pas. Bien au contraire, le jour suivant, le 21 mars 1967, un face-à-face tendu oppose la population et les forces de l’ordre. Il se soldera par de nombreux affrontements, de jets de pierres et la manifestation de la colère d’une jeunesse exaspérée par le comportement de certains métropolitains. En effet, le Rapport Stora démontre par ces manifestations l’indignation d’une population guadeloupéenne où les perspectives d’avenir se retrouvent réduites (fort taux de chômage par exemple) et où, les fonctionnaires métropolitains arrivent en masse pour occuper des postes à responsabilité au détriment de la population locale. De ce fait, il y a une affirmation d’inégalités de traitement entre la population antillaise et les Français issus de l’Hexagone. La différence ethnique mentionnée un peu plus haut nous permet déjà de comprendre la réaction de la population face au comportement de Mr Srnsky.

Mais le plus intéressant dans cette affaire est la réaction des autorités étatiques. À l’époque, Mr Jacques Foccart, secrétaire d’État aux Affaires africaines et malgaches et père de la FrançAfrique et Pierre Belotte, préfet de la Guadeloupe, accuseront le mouvement indépendantiste – le G.O.N.G.[3] – d’être responsable des échauffourées.

Jacques Foccart (gauche) et le Général de Gaulle (droite)

C’est d’ailleurs ce même groupe qui sera accusé du bain de sang lors des évènements de Mé 67. J’y reviendrai ultérieurement. Cette mention est importante car durant les années 1950-1960, à l’ère de la décolonisation, nombres sont les iles caribéennes a demandé leurs indépendances tout comme leurs voisins africains et asiatiques. La France ayant perdu l’Algérie en 1962 ne peut se permettre de perdre la Guadeloupe, considérée comme l’une des « vielles colonies » françaises.  Il faut comprendre que derrière ce maintien de la Guadeloupe[4] dans le paysage administratif et politique français, c’est la préservation d’intérêts économiques, militaires et stratégiques qui est en jeu. Un exemple concret : grâce à ses exportations de marchandises en direction la Guadeloupe et la Martinique, la France se classe 2ème en termes de puissance maritime mondiale[5]; derrière les États-Unis et devant l’Australie. Vous comprenez maintenant la réaction des autorités étatiques en accusant directement le G.O.N.G. Toute les manœuvres sont exercées pour réduire les chances de voir apparaître quelconque manifestation en faveur de l’indépendance et de l’émancipation culturelle et identitaire guadeloupéenne. Cette simple altercation qui prend très rapidement une tournure raciste est sans aucun doute la manifestation d’un malaise identitaire.

Quelques mois plus tard, les 26, 27 et 28 mai 1967, ce malaise s’exprimera par une fin tragique.  

Mé 67 : de la demande d’une revalorisation salariale… au « massacre »

Tout commence le 26 mai 1967. Les ouvriers du secteur du bâtiment (BTP) font valoir leur droit de retrait et entament une grève réclamant une augmentation salariale de 2,5%. Plus tôt dans la journée, les affrontements ont eu lieu sur un chantier entre les forces de l’ordre et les ouvriers faisant des blessés du côté des grévistes[6]. Les négociations débutent entre les ouvriers et le patronat[7] à la Chambre de commerce de Pointe-à-Pitre.

La foule, massée à l’extérieur, attend les conclusions des négociations. La tension est palpable. La nouvelle tombe : les négociations n’ont pas abouti laissant place à la colère. Très vite, cette simple revendication en faveur d’une augmentation salariale prendra une tournure dramatique. D’ailleurs, cette phrase mythique prononcée selon certains témoins par l’un des membres du patronat du secteur du bâtiment jettera le feu aux poudres : « Quand le nègre aura faim, il reprendra le travail ». Comme le décrit le Rapport Stora de 2016, « des projectiles divers (conques de lambi, pierres…) sont lancés sur les forces de l’ordre. Un CRS est atteint à l’œil (énuclée) par une conque de lambi. C’est alors que les CRS tirent [à balles réelles], disent-ils pour se dégager[8] ».  

Les balles pleuvent, la population court de gauche à droite tentant désespérément de fuir la terreur exercée par les forces de l’ordre. Jeune, vieux, tout le monde présent à cet instant tombait sous les balles de la force étatique. Un premier corps tombe. Celui de Jacques Nestor, membre actif du G.O.N.G. J’ai mentionnée plus haut que ce groupe indépendantiste fut la cible des autorités françaises dans le but d’avorter toute naissance de mouvements nationalistes guadeloupéens à l’ère de la décolonisation. D’ailleurs, certains diront que la mort de Jacques Nestor n’est pas le fruit du hasard. En effet, selon les conclusions du Rapport Stora, « Jacques Nestor a été visé personnellement et il était bien plus connu des policiers du commissariat que les CRS. Il avait été photographié la veille lors d’un rassemblement devant le commissariat […] ».

Jacques Nestor

De ce « massacre », c’est la naissance du mouvement indépendantiste-nationaliste guadeloupéen. Il ne s’agit plus uniquement de revendications sociales ou encore politiques. C’est la revendication identitaire qui prend le pas. Le traitement accordé aux Guadeloupéens durant les affrontements avec les forces de l’ordre démontre, pour certains, les relents de la colonisation et une politique coloniale sous-jacente avec la départementalisation de 1946.

« Le 26 mai 1967 devant la Darse de Pointe-à-Pitre, vers 16 heures, les gendarmes tirent. Ils venaient de tuer à cet endroit, entre 15 heures et 15h35 Jacques Nestor, militant du G.O.N.G.
Source: lacgtg.com
À Pointe-à-Pitre, mai 1967
Source: liberation.fr
À Pointe-à-Pitre, mai 1967
Source: fxgpariscaraibe.com

Cette tension raciale revient à l’homme noir de Guadeloupe à s’interroger sur son existence en tant qu’homme au sein d’un monde blanc eurocentrique. La notion de double conscience comme le mentionne W.E.B. DuBois ou encore Paul Gilroy l’amène à se questionner sur sa construction identitaire en situation postcoloniale. Cette société créole qui semble façonner la majorité des iles caribéennes où existe une certaine cohésion sociale entre l’homme blanc et l’homme noir semble cacher une hiérarchisation sociale et raciale. De ce « massacre », l’expression « Français à part » prend tout son sens.  Ce sentiment d’injustice, cette différence de traitement entre les Français de l’Hexagone et les Français des Antilles permet de justifier les interrogations de la population et notamment du fonctionnement de la structure sociale guadeloupéenne. D’ailleurs, Julien Mérion nous la décrit en ces termes : « La hiérarchisation sociale demeure très forte. L’instituteur, le médecin, l’avocat et le fonctionnaire sont les représentants d’une élite multicolore, encore très minoritaire par rapport à la grande masse des paysans et des ouvriers. Souvent, cette élite s’identifie par la pigmentation de la peau. Par-dessus tout, l’économie, est « blanche ». Les grands commerces, à quelques exceptions près, l’industrie sucrière sont détenus par les blan péyi ou des sociétés de France hexagonale ».

Ceci revient à faire un rapprochement avec Mr Srnsky, son statut, sa couleur de peau, le traitement subit par Mr Balzinc et les manifestations qui s’en sont suivit. Hormis Jacques Nestor, d’autres victimes tomberont sous les balles des forces de l’ordre. Ce sera malheureusement le cas, entre autres, pour Augustin Angèle Graverie dont le corps ne sera jamais retrouvé. Certains évoqueront la perte de 8 victimes, d’autres dénombreront 60 en 1992. Selon les chiffres officiels, 87 victimes sont à déplorer. Toutefois, le nombre de victimes exactes reste, jusqu’à ce jour, inconnu et certains corps restent introuvables. Cette omerta relève d’ailleurs du secret d’État et reste « classé confidentiel ». Par voie de conséquence, cela revient à établir une critique la gestion de la crise par les autorités françaises.

« Fizi palé fwansé[9] » : la responsabilité étatique en question

L’escadron de CRS présent lors des échauffourées durant l’Affaire Srnsky intervient à nouveau durant les affrontements de Mé 67 et ce, sur ordre de Mr Belotte avec l’appui de Mr Foccart. Les forces de l’ordre ont répondu avec une extrême violence à la colère de la population antillaise les 26, 27 et 28 mai 1967.

Mais cette violence politique et étatique nous amène à nous interroger sur les véritables raisons de ce « massacre ». Souvenez-vous, le G.O.N.G., principal mouvement indépendantiste de l’époque est la cible des autorités françaises. En accusant directement le G.O.N.G. comme responsable de la tuerie, les autorités étatiques se déchargent de toute bavure à l’encontre de la population. Pire, le rapport Stora atteste la présence de falsification d’informations compromettant la responsabilité des forces de l’ordre. Mr Foccart dépeint la situation de façon erronée auprès du Président de la République de l’époque, le Général de Gaulle. Implicitement, il accusera le G.O.N.G. d’avoir instrumentalisé la population et les ouvriers grévistes. Ainsi, l’objectif est clair : affaiblir coute que coute le mouvement indépendantiste guadeloupéen.

Quelques mois plus tard, plusieurs membres du G.O.N.G. seront poursuivis par la justice française. Il y a aura acquittement en faveur de certains membres, condamnations symboliques pour d’autres et prisons fermes pour 18 membres actifs guadeloupéens.

Les autorités étatiques semblent avoir réussi : le G.O.N.G est démantelé et disparaît vers les années 1970 venant réduire toute apparition d’une politique anticolonialiste et anti-impérialiste en Guadeloupe.

Toutefois, l’idéologie indépendantiste ne disparaît pas. Bien au contraire. Les années 1970 marqueront la naissance du mouvement indépendantiste-nationaliste : les revendications politiques, économiques et identitaires seront appuyées par des actions armées (bombes, attentats, les « Nuits bleues » …) avec l’apparition de mouvements radicaux tels que le GLA, l’ARC ou encore l’UPLG.

Mé 67 : et après ?

Cinquante-trois ans après le « massacre », il est important de tirer des leçons sur ces évènements et d’analyser les conséquences.

La revalorisation salariale demandée par les ouvriers sera accordée : au lieu de 2,5%, une augmentation de 25 % sera octroyée.

Nonobstant, la tuerie de Mé 67 démontre de façon explicite le malaise identitaire présent au sein des départements français d’outre-mer en soulignant la différence de traitement entre les Français de l’Hexagone et des Antilles accompagnée de la structure sociale guadeloupéenne constituée d’une hiérarchie sociale et raciale. Elle sera critiquée par les actions des groupes nationalistes tels que le GLA ou encore l’ARC cherchant un détachement pur et simple avec la force centrale : la France. Trouvant ses inspirations dans le panafricanisme ou encore l’Afrocentricité pour certains groupes nationalistes, la question identitaire sera traitée par de nombreux intellectuels cherchant à se détacher au mieux de l’acculturation française. Bien que les actions armées cessent à partir de 1990, l’idéologie nationaliste est toujours présente. Elle se manifeste lors des piquets de grève où le syndicalisme (avec la présence accrue du marronage) tient une place importante dans le maintien de l’esprit kaskod.

Comme je l’ai dit en propos introductifs, Mé 67 est la traduction d’une Guadeloupe postcoloniale en ébullition. Bien que la question nationale ne soit plus en première ligne, les problématiques de la gestion de l’eau, du CHU de Pointe-à-Pitre et autres soulignent une fois de plus cette différence de traitement entre le Français de l’Hexagone et le Français des Antilles françaises. Ceci étant la réaffirmation d’un malaise identitaire.

Sommes-nous considérés comme Français, Guadeloupéens ou tout simplement « Français à part » ?

À ces questions, je vous en laisse l’appréciation.


Bibliographie

Mérion, Julien. Autopsie politique du massacre de mai 1967 : la Guadeloupe entre violence, terreur, et résistance. Pointe-à-Pitre : Éditions Payot. 2018

La CGTG – La Confédération Générale du Travail de la Guadeloupe. « CGTG : Plus de 50 ans de lutte ». Consulté le 23 mai 2020. http://lacgtg.com/notre-histoire/cgtg-plus-de-50-ans-de-luttes/ .

« La France, deuxième empire maritime mondial ». Le Monde.fr, 11 août 2019. https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/11/la-france-deuxieme-empire-maritime-mondial_5498495_3210.html .

Libération.fr. « «Mé 67», la mémoire d’un massacre en Guadeloupe », 7 mai 2015. https://next.liberation.fr/livres/2015/05/07/me-67-la-memoire-d-un-massacre-en-guadeloupe_1294809 .

Rigouste, Mathieu. « Des massacres oubliés de mai 1967 en Guadeloupe aux prémices de l’ordre sécuritaire moderne dans les quartiers ». Basta ! Consulté le 23 mai 2020. https://www.bastamag.net/Des-massacres-oublies-de-mai-1967-en-Guadeloupe-aux-premices-de-l-ordre .

Tacita, P. Le serment des femmes aux fantômes de 1967. Caraibe Éditions, 2018.


Pour aller plus loin

Blérald, Alain-Philippe.La question nationale en Guadeloupe et Martinique. Paris: Éditions L’Harmattan, 1988

Bonilla, Yarimar.  « Le syndicalisme comme marronage: épistémologies du travail et de l’histoire en Guadeloupe ». in Mobilisations sociales aux Antilles : Les évènements de 2009 dans tous leurs sens, sous la dir. de Jean-Claude William, Fred Reno et Fabienne Alvarez. Paris: Éditions Karthala, 2012

Commission d’information et de recherche historique sur les évènements de décembre 1959 en Martinique, de juin 1962 en Guadeloupe et en Guyane, et de mai 1967 en Guadeloupe. (2016).

Dubois, W.E.B. Les âmes du peuple noir. Paris : Éditions Rue d’ULM, 2004

Dumont, Jacques (2010). La quête de l’égalité aux Antilles : la départementalisation et les manifestations des années 1950. Le Mouvement Social. 230, 79-88

Gamess, T. (2002). La loi de départementalisation du 19 mars 1946 : un tournant dans l’exécutif de la Martinique (Mémoire de maitrise). Faculté des Sciences Juridiques, politiques et sociales de Lille.

Gilroy, Paul. L’Atlantique noir: modernité et double conscience. Paris : Éditions Amsterdam, 2017

Guilerm François-Xavier. (In)dépendance créole. Pointe-à-Pitre : Éditions Jasor, 2007.

Kemdijo, C. (2008). Imaginaires de la départementalisation : les dépendances en miroir. International journal of Francophone Studies, 11 (3), 345-364.

Lavenaire, M. (2017). Décolonisation et changement social aux Antilles.françaises. De l’Assimilation à la « Départementalisation »; socio-histoire d’une construction paradoxale (1946-1961). (Mémoire de thèse). Université des Antilles.

Le procès des guadeloupéens : dix-huit patriotes devant la Cour de sureté de l’État français (19 février-1er mars 1968). Paris : Éditions l’ Harmattan, 1969

Lemoine, M. Le Mal Antillais: leurs ancêtres les gaulois. Paris: Éditions l’ Harmattan, 1982

Memmi, Albert. Portrait du colonisé précédé du portrait du colonisateur et d’une préface de Jean-Paul Sartre. Paris : Éditions Payot, 1973

Rauzduel, S-C. (1995). Les Dom-Tom : Enjeux Stratégiques pour la France. Caribbean Studies, 28 (2), 304-325.

Saïd, Edward. L’orientalisme : l’Orient crée par l’Occident. Paris : Éditions du Seuil, 2003

Sainton, Pierre. La décolonisation improbable : cultures politiques et conjonctures en Guadeloupe et en Martinique (1943-1967). s.l. : Éditions Jasor, 2012


[1] Mai en créole.

[2] Je reprends les éléments essentiels qui se retrouvent au chapitre 3 de mon mémoire intitulé : « Décolonisation et Indépendance : le nationaliste et la départementalisation en Guadeloupe de 1950 à 1990 ».

[3] Groupe d’organisation nationale de la Guadeloupe.

[4] Il faut prendre en compte également la Martinique, la Guyane française, la Réunion et les territoires d’outre-mer.

[5] Le Monde, 2019.

[6] Commission d’information et de recherche sur les évènements de décembre 1959 en Martinique, de juin 1962 en Guadeloupe et en Guyane et de mai 1967 en Guadeloupe, 2016.

[7] Il est important d’avoir à l’esprit que le patronat représente généralement les békés, descendants des esclavagistes.

[8] Ibid.

[9] Les armes ont parlé (traduction libre).


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3 commentaires sur “Mé 67, SONJÉ

  1. Bonjour, je suis janet la belle soeur de Célia Rubrice. J’ai lu votre travail sur identités Caraïbes.
    J’ai trouvé très intéressant de savoir de quelle façon la révolution de mé 67 en Guadeloupe avait commencé.
    C’est une date très importante dans l’histoire de la Guadeloupe et il ne faut pas l’oublier.. il est très important je trouve de connaître la vérité et de comprendre ce qu’il s’est passé. Beaucoup de choses sont cachées et je dirais même que beaucoup de monde ne connaît pas le mé 67 De la Guadeloupe. De tout temps et à n’importe quelle époque il y a toujours eu une ségrégation raciale et c’est un sujet qui malheureusement est encore d’actualité. Les blancs qu’ils soient de l’hexagone ou békés ou d’ailleurs ont toujours voulu s’imposer en maître.
    Il est temps de remettre les pendules à l’heure et d’ouvrir les yeux.
    Avec votre travail vous m’avez apporté des réponses. Je connaissais le mé 67 mais pas dans les détails et merci pour ça. Il faut savoir, ne pas oublier pour espérer un monde meilleure. merci 🙏🏻

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    1. Bonjour,

      Je vous remercie infiniment pour vos compliments! Vous avez raison: il est plus que vital de connaitre notre histoire pour pouvoir nous construire en tant qu’individu surtout par rapport au statut institutionnel de la Guadeloupe par rapport aux iles voisines. Et effectivement, la société guadeloupéenne telle que nous la connaissons aujourd’hui est basée sur une hiérarchisation sociale et surtout raciale ayant des effets à longs termes dévastateurs.

      Merci à vous,

      Michelle E. J. Martineau, Fondatrice du blog « Identités Caraïbes »

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