LES LEVANTINS DE LA CARAÏBE: UNE INTÉGRATION RÉUSSITE (3ÈME PARTIE)

Les débuts de l’intégration furent difficiles marquée par la xénophobie, les stéréotypes, etc. Mais au fil des années les syro-libanais ont réussi à se faire accepter par la population locale. Maitrisant pour la plupart les langues régionales ou l’art culinaire antillais, elle participe activement au développement économique, politique et culturel de la Caraïbe.

Cette troisième et dernière partie sera l’occasion pour nous de comprendre et d’affirmer en quoi la communauté syro-libanaise est le « 6e peuple fondateur »[1] du peuple caribéen avec la présentation de quelques personnalités ayant contribué au monde politique, économique et culturel de la région.

En guise d’ouverture, il serait intéressant de voir comment les syro-libanais et plus particulièrement la diaspora libanaise est un exemple type dans l’étude des migrations et de la définition du concept de diaspora.

« Une communauté discrète et un univers peu structuré »[2]

À en croire les propos de Didier Destouches, la communauté des levantins est peu structurée par manque notamment d’espaces dédiés à la rencontre entre les membres (en dehors de l’aspect professionnel). Plus précisément, il démontre qu’il n’existe pas d’espaces et de manifestations culturelles à proprement parler pour appuyer son appartenance culturelle. Nous ne sommes pas complètement d’accord avec cette affirmation. Car, nous le verrons ultérieurement que la communauté syro-libanaise, notamment lorsqu’on parle de diaspora, est un réseau soudé, connecté et où l’affirmation culturelle et identitaire y est forte. Certes, la diaspora syro-libanaise guadeloupéenne est moins importante (numériquement parlant), mais cela n’empêche pas le contact permanent avec ses membres répartis sur l’ensemble de la Caraïbe et avec la terre d’origine, le Liban. Il existe d’ailleurs quelques associations[3] facilitant le contact et renforçant les liens entre les différents membres de la communauté.

… mais bien intégrée.  

Ce « manque de structure interne » n’empêche pas pour autant l’intégration de la communauté au sein de la population locale. Au niveau linguistique, la plupart des syro-libanais maitrisent le français bien que pour certains d’entre eux fraichement arrivés (ou encore les syro-libanais issus de l’ancienne génération), l’arabe reste l’unique langue qu’ils pratiquent couramment.

Également, la nouvelle génération née aux Antilles se complaît dans cette double culture. Cela passe, entre autres, par la confection de mets culinaires libanais et antillais, mais aussi par la maitrise du créole contrairement à leurs parents et ainés. Cette intégration est perceptible au sein de l’ensemble de la population antillaise. Les rapports sont cordiaux, un savoir-vivre ensemble est observable; des unions mixtes sont également perceptibles.

Mais au-delà de ces constatations, la communauté a participé au développement économique, culturel, mais aussi politique de l’espace caribéen.

Des personnalités publiques au service du développement de la Caraïbe

La deuxième partie fut l’occasion de présenter rapidement des personnalités politiques comme « Jacobo Majluta Azar, vice-président de la République dominicaine (de 1978 à 1982) ou encore la candidature du général des forces armées, Elias Wessin y Wessin (Parti communiste), à la présidence de la République dominicaine », mais aussi Rindel Assad, ministre du Tourisme en 1958 sous le régime Duvalier en Haïti. Toutefois, ils ne sont pas les seuls.

Edward Seaga

Né en 1952 à Boston (États-Unis), Edward Seaga est le fruit d’une union mixte : d’origine libanaise de par son père et afro-écossaise de par sa mère. Lui et sa famille déménagerons à la Jamaïque où Seaga y restera jusqu’à la fin de ses études secondaires. Une fois son diplôme secondaire en poche, il décide de rejoindre l’Université d’Harvard en 1952 où il obtient un baccalauréat (licence) en sciences sociales. Mais avant de s’engager en politique, Seaga fut un producteur de musique où il sera à la tête du label « West Indies Records Limited » durant de nombreuses années.

Edward Seaga. Source (image): Wikipédia

Il fera ses débuts en politique qu’à partir de 1959 lorsque Alexander Bustamante (ancien Premier ministre) le nomme sénateur à l’âge de 29 ans faisant de lui le plus jeune à occuper la fonction. En 1962, alors ministre du Développement, il gagne la circonscription du West Kingston où il occupera le siège de député pendant 37 ans sans interruption. Sa carrière politique ne cesse de progresser : il deviendra ministre des Finances en 1967 et sera à la tête du Jamaican Labour Party (JLP) en 1974. C’est durant cette période que les tensions électorales (entre Seaga et Micheal Manley, son adversaire politique et Premier ministre à l’époque) se transformeront en émeutes mêlant également les gangs rivaux. Face à cela, Bob Marley, star du reggae international organisera le concert « One Love Peace Concert » en 1978 dans le but d’apaiser les tensions entre les deux adversaires.

De gauche à droite: Michael Manley, Bob Marley et Edward Seaga au « One Love Peace Concert » le 22 avril 1978 en Jamaïque. Source: 2bkaribbean.com

Edward Seaga sortira vainqueur des élections et deviendra Premier ministre de la Jamaïque en 1980. Son arrivée marque la fin d’une politique de type socialiste qui existait depuis l’accession à l’indépendance du pays en 1962. Le gouvernement Seaga adopte une politique plus conservatrice, se rapproche de certains partenaires étrangers comme Reagan ou encore Margareth Thatcher. Il soutiendra notamment l’invasion américaine à la Grenade en 1983 qui mena à la chute et la mort de Maurice Bishop. Toutefois, Edward Seaga n’apporte guère de solutions concrètes pour lutter contre le chômage massif, la pauvreté et la violence gangrenant la Jamaïque au fil des années. Il perdra les élections législatives de 1989 où Michael Manley reprendra le fauteuil de Premier ministre. Quant à Edward Seaga, il restera à la tête du parti travailliste jamaïcain jusqu’en 2005. Il décèdera en Floride d’un cancer le 28 mai 2019 à l’âge de 89 ans. Edward Seaga laisse son empreinte dans le monde politique caribéen où des transformations politiques, économiques, sociales et culturelles donneront à la Jamaïque une visibilité dans l’espace caribéen, mais aussi à l’international.

Hugo Tolentino Dipp

Né le 28 août 1930[4] à Santo Domingo (République dominicaine), Hugo Tolentino Dipp est issu d’une famille aisée et métissé. Son père, Vicente Tolentino Rojas (dominicain) fut un intellectuel et politicien et sa mère, Catar « Catherina » Dipp Attie, d’origine libanaise est issue de la haute société – « socialite »[5].

Il obtiendra son diplôme secondaire (baccalauréat) au lycée Eugenio María de Hostos en 1948 pour ensuite obtenir deux Juris Doctor (second cycle universitaire) à l’Université de Santo Domingo en 1953 et à l’Université centrale de Madrid en 1954. Il se spécialisera en droit public à la Sorbonne (Paris) en 1959 durant son exil.

Hugo Tolentino Dipp. Source (image): Wikipédia

C’est en 1960 que sa carrière débute en tant professeur à l’Université de Londres enseignant le cours « Histoire des Antilles au XIXe siècle ». En 1963, il retourne en République dominicaine où lui sera attribuer un poste de professeur. Au cours de sa carrière académique, Dipp aura un rôle important, voire essentiel : il sera notamment élu vice-président académique de l’Université de Santo Domingo. Il sera également « avocat, vice-président du Parti révolutionnaire dominicain, ministre des Affaires étrangères en 2000 et grand homme de lettres » comme le souligne le quotidien libanais l’Orient Le Jour.

Il s’éteindra le 15 juillet 2019 à l’âge de 88 ans.

*

Bien entendu, la liste des personnalités publiques d’origine syro-libanaise est non-exhaustive. On peut citer :

  • Isa Ramez, Premier ministre des Antilles néerlandaises (Curaçao) ;
  • Abdul Nasser El Hakim, homme politique et ministre des Affaires économiques (Curaçao) ;
  • Luis Abinader, Président de la République dominicaine depuis août 2020 (République dominicaine) ;
  • Yvonne Chahín Sasso, femme d’affaires et sénatrice (République dominicaine) ;
  • André Apaid, homme d’affaires (Haïti) ;
  • Roberto Martino, guitariste, chanteur et compositeur du groupe mythique de konpa T-Vice (Haïti) ;
  • Robert Malval, Premier ministre (1993-1994) (Haïti) ;
  • Gildo Masso, entrepreneur et fondateur de Masso Entreprises ;
  • Henri Debs, musicien, producteur, auteur-compositeur et interprète (Guadeloupe) ;
  • Tony Jabbour, avocat (Guadeloupe) ;
  • Camille Jabbour (père de Tony Jabbour), créateur du journal Match et du Tour cycliste de la Guadeloupe (Guadeloupe) ;
  • Colette Koury, ancienne présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pointe-à-Pitre (CCI) (Guadeloupe).

La contribution politique, économique et culturelle de la communauté syro-libanaise est une preuve infaillible de son intégration au sein de la Caraïbe. Comme le disait si bien Raphaël Confiant : «   Les Syro-libanais, […], sont le sixième peuple fondateur du peuple martiniquais [et des Antilles], les derniers arrivés après les Caraïbes, les Français, les Africains, les Indiens et les Chinois. Même si leur influence a été, et est toujours, plus modeste que celle des peuples précédemment arrivés, il n’en demeure pas moins qu’ils ont apporté leur pierre à la construction de l’identité créole, à la Créolité, qui est une identité-mosaïque pour reprendre l’expression du grand écrivain martiniquais Édouard Glissant ».

L’intervention de Raphaël Confiant sur la communauté syro-libanaise nous démontre à coup sûr l’importance de celle-ci dans le processus de construction culturelle et identitaire de la Caraïbe. On le sait, la migration fait partie inhérente de l’histoire caribéenne et ce dès les débuts de la colonisation avec la migration européenne et la traite négrière. Il est également important de souligner que les dynamiques migratoires interîles sont particulièrement présentes (on peut prendre l’exemple de la migration des Haïtiens et Dominicains sur le sol guadeloupéen et martiniquais). Mais la migration internationale a toute aussi son importance comme ce fut le cas pour les Indiens, les Chinois, mais également les syro-libanais dès la moitié du 19e siècle.

En reprenant le cas de la diaspora libanaise, celle-ci est un exemple type lorsque l’on cherche à définir et comprendre la notion de diaspora, terme galvaudé. Le rapport à la terre[6], la dispersion d’un groupe ethnique[7] la construction et le maintien de la mémoire et conscience collective (boundary-maintenance) est essentiel au maintien de l’identité collective libanaise, le tout dans une optique transnationale. Désignée comme « l’autre Liban »[8], la diaspora libanaise, l’une des plus denses au monde, a su maintenir un lien étroit avec le centre, la mère patrie.  En effet, Amir Abdulkarim souligne que « d’un côté s’établissent des réseaux ethniques. Les uns engagent le pays d’origine, la diaspora et les pays d’accueil; d’autres se tissent entre les différents pôles de la diaspora; ces relations migratoires, financières, commerciales, culturelles, voire politiques, s’appuient sur des réseaux de solidarité familiale et communautaire […] ». Manifestement, les « relations familiales, villageoises et confessionnelles jouent un rôle capital dans le renfoncement de ce réseau ». Un rapport entre la terre d’origine, la terre d’accueil et la diaspora est alors établi.

Ceci revient à contredire les affirmations de Destouches estimant que la communauté syro-libanaise était une communauté peu structurée par, notamment, manque d’espace pour pouvoir se rassembler. La qualité des réseaux et la relation étroite existante entre les différents membres de la communauté suffisent à déterminer la diaspora libanaise comme étant un réseau « serré » déterminé par « l’exterritorialité ». Amir Abdulkarim mentionne également qu’une simple présence de certains membres dans des secteurs clés comme le commerce « n’impliquent pas d’enracinement territorial, mais au contraire nécessitent de la fluidité, du mouvement et des migrations ». Cette diaspora a également un droit de regard dans les affaires intérieures et l’avenir du pays lui permettant non seulement d’apporter une contribution notable à sa terre d’accueil, mais aussi à sa terre d’origine dans le but, entre autres, de la reconstruire et de maintenir la paix.

À des milliers de kilomètres, raisonne « Li Beirut » de Fairouz dans un Liban marqué par la révolution d’octobre 2019, la crise sanitaire actuelle et plus récemment l’explosion du 4 août 2020 qui coûta la vie à plus de 200 personnes laissant des milliers sans domicile. Un nouveau coup dur.

Mais ces évènements n’empêcheront le pays du Cèdre de renaitre de ses cendres et ce, grâce à la solidarité et l’entraide du peuple libanais et de sa diaspora dispersée aux quatre coins du monde, y compris aux Antilles.

Bibliographie

Abdulkarim, Amir. « La diaspora libanaise : une organisation communautaire ». L’Espace géographique 23, no 3 (1994): 217‑23.

Calmont, André, Justin Daniel, Didier DESTOUCHES, Isabelle Dubost, Michel Giraud, et Monique Milia. « Histoire et mémoire des immigrations en régions, Martinique – Guadeloupe ». Research Report. CRPLC, 2010. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01629750.

Hovanessian, Martine. « La notion de diaspora. Usages et champ sémantique ». Journal des anthropologues. Association française des anthropologues, no 72‑73 (1 janvier 1998): 11‑30. https://doi.org/10.4000/jda.2696.

L’Orient-Le Jour. « Les Libanais de Guadeloupe, une émigration ancienne et une population bien intégrée », 21 février 2011. https://www.lorientlejour.com/article/690164/Les_Libanais_de_Guadeloupe%252C_une_emigration_ancienne_et__une_population_bien_integree.html.

Pour aller plus loin

Abdulkarim, Amir. « La diaspora libanaise : une organisation communautaire ». L’Espace géographique 23, no 3 (1994): 217‑23.

Baron, Xavier. Histoire du Liban. Tallandier, 2017. https://doi.org/10.3917/talla.baron.2017.01.

Calmont, André, et Cédric Audebert. Dynamiques migratoires de la Caraïbe. KARTHALA Editions, 2007.

Confiant, Raphaël. « La créolité contre l’enfermement identitaire ». Multitudes no 22, no 3 (2005): 179‑85.

Confluences Méditerranée 2006/1 (N°56). Consulté le 23 novembre 2020. https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2006-1.htm.

Confluences Méditerranée 2009/3 (N°70). Consulté le 23 novembre 2020. https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2009-3.htm.

Confluences Méditerranée 2020/1 (N° 112). Consulté le 23 novembre 2020. https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2020-1.htm.

Dakhli, Leyla. « L’expertise en terrain colonial : les orientalistes et le mandat français en Syrie et au Liban ». Materiaux pour lhistoire de notre temps N° 99, no 3 (2010): 20‑27.

Dumont, Gérard-François. « Les populations du Liban ». Outre-Terre no 13, no 4 (2005): 419‑45.

Hovanessian, Martine. « La notion de diaspora. Usages et champ sémantique ». Journal des anthropologues. Association française des anthropologues, no 72‑73 (1 janvier 1998): 11‑30. https://doi.org/10.4000/jda.2696.

La pensée de midi 2007/1 (N° 20). Consulté le 23 novembre 2020. https://www.cairn.info/revue-la-pensee-de-midi-2007-1.htm.

Louis, Florian. Incertain Orient. Presses Universitaires de France, 2016. https://doi.org/10.3917/puf.flori.2016.03.

Maghreb – Machrek 2013/4 (N° 218). Consulté le 23 novembre 2020. https://www.cairn.info/revue-maghreb-machrek-2013-4.htm.

Meier, Daniel. Liban. Identités, pouvoirs et conflits. Le Cavalier Bleu, 2016. https://doi.org/10.3917/lcb.meier.2016.01.

Sarkis, Jean. Histoire de la guerre du Liban. Presses Universitaires de France, 1993. https://doi.org/10.3917/puf.kahn.1993.01.

Tannous, Manon-Nour. Chirac, Assad et les autres. Presses Universitaires de France, 2017. https://doi.org/10.3917/puf.tanno.2017.03.

Yelles, Mourad. « Tracées d’écritures et « détour » métis chez Raphaël Confiant : les Arabes de la créolité ». Diogene n° 246-247, no 2 (2014): 130‑52.

Youssef, Nada. « Le Liban : la transition inachevée vers l’État de droit ». Revue francaise de droit constitutionnel n° 95, no 3 (15 octobre 2013): 735‑56.

Les Libanais de Guadeloupe: Un exemple d’intégration. Durée: 1h00. Source: Youtube

Associations (liste non-exhaustive)[9]

Association des Cèdres Éternels (ACE) (Guadeloupe)

Mission Saint-Charbel de Guadeloupe (Guadeloupe)

Le Phénicien (Guadeloupe)

Foyer du Liban (Québec, Canada)

Association libanaise de l’Université de Montréal (ALUDEM) (Montréal, Canada)

Helem Montréal (Montréal, Canada)

Collectif des Citoyens Libanais et des Amis du Liban (CCLAL) (France)

Rassemblement des Étudiants Libanais (Paris, France)


[1] « Les Syro-libanais sont le 6ème peuple fondateur du peuple martiniquais ». Citation issue d’une entrevue de Raphaël Confiant accordé pour le journal « Jeune Afrique » en 2013.

[2] Nous reprenons le titre issu de l’article de Didier Destouches « Histoire et mémoire des immigrations des régions, Martinique – Guadeloupe ».

[3] Elles seront mentionnées à la fin de cette troisième partie.

[4] Il nait le jour Rafael Trujillo devient officiellement président de la République dominicaine.

[5] Selon la définition de Wikipédia, le « terme socialite, issu de l’anglais, désigne dans le monde anglophone et plus particulièrement aux États-Unis, une personne ayant une vie publique médiatisée, participant régulièrement à des actions caritatives et des évènements de la haute société dont elle est issue ».

[6] Notamment la notion de « retour » à la terre.

[7] Bien que ce critère fasse encore débat au sein de la littérature à en croire Roger Brubaker.

[8] Nous reprenons le sous-titre de l’article scientifique d’Amir Abdulkarim : « La diaspora libanaise : une organisation communautaire ».

[9] Cette liste sera complétée au fur et à mesure.  

Un commentaire sur “LES LEVANTINS DE LA CARAÏBE: UNE INTÉGRATION RÉUSSITE (3ÈME PARTIE)

  1. Merci pour ce travail d’exception sur l’intégration d’une communauté syrolibanaise.
    Une recherche approfondie et fluide, en trois articles, qui porte de grands fruits.

    Merci pour cette forme de transmission et d’éducation.

    Merci pour la création de ce site, qui met avant ses identités Plurielles, leurs histoires et leurs croisements d’humanité.

    Kouraj é Foss !!!

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